mercredi, avril 29, 2009

ATTALI ET FOFANA : LES JUIFS, LE MONDE ET L'ARGENT (2)

Ce qui m'a fait réagir, c'est la réflexion de M° Szpiner, que j'ai rencontré naguère chez Jean-Edern Hallier :" C'est indéniablement un crime antisémite parce qu'il y a association entre juif et l'argent". J'ai failli en tomber à la renverse. Car enfin, j'avais sous les yeux précisément l'ouvrage de Jacques Attali, paru chez Fayard (un éditeur établi, du groupe Hachette) intitulé "Les Juifs, le monde et l'argent". Ce (gros) ouvrage, qui m'a appris beaucoup de choses, est paru en 2002. Il faut préciser cette date : l'URSS et le communisme ont disparu depuis une dizaine d'années, aux États-Unis, le professeur Fukuyama écrit sa célèbre étude sur "la fin de l'histoire", Jacques Attali, qui fut banquier à Londres (à la tête d'une banque chargée d'intégrer les pays de l'Est) se met à l'ouvrage, sans doute épaulé par des étudiants qui lui amènent des fiches sur tel ou tel personnage de la finance juive... Jacque Attali a écrit lui-même la 4e de couverture (elle est signée J.A.). Je la cite intégralement, en guise de réponse au "camarade" Szpiner :
"Voici l'histoire des rapports du peuple juif avec le monde et l'argent. Je sais ce que ce sujet a de sulfureux. Il a déclenché tant de polémiques, entraîné tant de massacres qu'il est devenu comme un tabou à n'évoquer sous aucun prétexte, de peur de réveiller quelque catastrophe immémoriale. Aujourd'hui, plus personne n'ose écrire sur ce sujet, comme si des siècles d'études n'avaient servi qu'à nourrir des autodafés.
"En décidant de raconter cette histoire, on pourrait laisser croire qu'il existe un peuple juif uni, riche et puissant, placé sous un commandement centralisé, en charge de mettre en oeuvre une stratégie de pouvoir mondial par l'argent. On rejoindrait par là des fantasmes qui ont traversé tous les siècles, de Trajan à Constantin, de Matthieu à Luther, de Marlowe à Voltaire, des Protocles des Sages de Sion à Mein Kampf, jusqu'à tout ce que charrie aujourd'hui anonymement l'Internet.
"Pourtant, il est d'une importance capitale, pour les hommes d'aujourd'hui, de comprendre comment l'inventeur du monothéisme s'est trouvé en situation de fonder l'éthique du capitalisme, avant d'en devenir par certains de ses fils, le premier banquier, et par d'autres, le plus implacable de ses ennemis. Il est aussi essentiel pour le peuple juif lui-même d'affronter cette partie de son histoire qu'il n'aime pas et dont, pourtant, il aurait tout lieu d'être fier". (à suivre)

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